





New-York est un peu une ville particulière pour nous. Johanne y avait vécu 6 mois lors d’un stage pendant ses études et je l’avais rejoins pendant les deux derniers mois. Nous n’avions alors pas eu exactement la même vision ni expérience de cette ville. Johanne avait adoré et moi j’avais trouvé ça un peu exagéré, certainement par esprit de contradiction.
Bref, quelques années plus tard, nous décidions d’y retourner ensemble sur un pied d’égalité pour 4 jours classiques de (re)découverte de cette ville-planète que tout le monde se plaît à adorer. C’était début Décembre (2011), juste avant que nous partions nous installer en Inde.
Notre vol pour New-York se déroulait en A380. Comme c’était la première fois qu’on le prenait, l’excitation était encore montée d’un degré. Même si ça reste un avion au final…
A peine arrivés sur place, la magie de New-York a fonctionné à plein régime. On ne pouvait plus marcher, il nous fallait courir, on ne pouvait plus regarder, mais photographier, plus manger mais tout goûter, plus visiter mais nous imprégner… On avait déjà éprouvé ces sensations là, la première fois. Il y a quelque chose dans l’air à NY qui est excitant, qui vous pousse à vouloir tout faire, tout voir, tout apprécier. Le fait de n’y être que pour 4 jours ajoute un sentiment d’urgence bien entendu. On a donc usé nos semelles sur les trottoirs de Manhattan et Brooklyn en arpentant les quartiers que nous aimions déjà et d’autres que l’on découvrait pour la première fois.
Au rayon des nouveautés pour nous, on retiendra la récente et déjà fameuse skyline, ancienne voie de chemin de fer du Meatpacking reconvertie en voie piétonne avec finesse. C’est tellement agréable de se retrouver au-dessus de l’agitation des rues et de déambuler au milieu des anciennes usines et nouveaux buildings. Niveau musée, on découvrait aussi pour la première fois le bien nommé “New Museum” qui consacrait une exposition au ludique Carsten Holler (ils sont quand même allés jusqu’à creuser le sol du musée pour faire passer un toboggan au travers des étages !) et qui offre des vues intimes sur Lower East Side. Désormais fans de bières et de micro-brasseries, nous sommes bien entendu allé faire un petit pèlerinage à l’une des pionnières en la matière, la Brooklyn Brewery dans l’inévitable Williamsburg. Délicieuse bière et ambiance détendue. On a d’ailleurs beau dire que Williamsburg est devenue une certaine caricature de la hype, l’ambiance y reste franchement relax et les vues sur Manhattan sont superbes.
On a aussi revu certains classiques qui font toujours plaisir (comme les Pastramis de chez Katz’s Delicatessen) mais au-delà des différents sites et attractions touristiques, ce qui fait bien la valeur de NY c’est aussi ses habitants. Ces New-Yorkais qui n’hésitent pas à tous se déguiser en Pères Noël pour fêter Noël avant l’heure entre amis par exemple ! Ces New-Yorkais qui semblent avoir une foi en leur ville et en leur destinée inébranlable. Une confiance en eux, parfois un peu naïve certes, qu’on leur envie, nous Français, éternels pessimistes ou du moins cyniques (et encore qu’on ne se reconnait pas complètement dans cette description).
Voilà, de toutes façons, et c’est bien le problème avec cette ville, on a l’impression que tout a déjà été dit. Les clichés sont d’ailleurs difficiles à éviter, il vaut mieux les embrasser pour mieux apprécier. Chose que je n’avais pas réussi à faire la première fois. On y retournera encore, c’est sûr… mais pas tout de suite maintenant que nous habitons en Inde !


















































Eh non ce n'est pas qu'une chanson, c'est aussi le nom que nous avons choisi pour notre projet un peu fou : Paris-Sydney sur notre glorieuse (du moins on espère qu'elle va le devenir) VanVan (une moto 125cc). Nous c'est Johanne et Nicolas, on sera donc deux sur la moto !