pont de galata

C’était notre deuxième passage à Istanbul : on avait déjà adoré il y a cinq ans et on attendait cette étape avec impatience, d’autant plus qu’elle marquait notre passage de l’Europe à l’Asie. C’est marrant mais on se sent très bien dans cette ville qui ressemble en fait aux capitales européennes avec un zeste d’orientalisme.
On voulait aussi en faire une étape technique niveau visa et moto.

Depuis le début, on sait bien que l’attache de notre caisse à l’arrière n’est pas infaillible. On s’était toujours dit que les routes allant en empirant, on ferait renforcer tout ça à Istanbul (on sait surtout que ce genre de rafistolage se fait beaucoup plus facilement dans ce genre de pays et pour beaucoup moins cher). Au début, on ne cherchait qu’un « ferronnier » pour nous ajouter une espèce de barre en métal sur le côté de la moto (on ne savait pas trop en fait). On est tombé par hasard dans un garage à moto, tenu par Rakaï, un turc très très fort (comme quoi ce n’est pas qu’un dicton), de très bonne humeur de ce que l’on nous a raconté et qui nous a fait du bon boulot. On a dû rester plus de 4 heures dans le garage (18h-22h). Quand on est arrivé ils sirotaient tranquillement un thé, puis se sont tous mis autour de notre moto, nous ont installé deux chaises devant la moto et en avant le spectacle ! Ca s’activait dans tous les sens, le patron cherchait des solutions pendant que d’autres vidangeaient (on a passé les 4000 km juste avant Istanbul), arrangeaient notre rétro (un était tombé lors de l’accident), changeaient notre frein arrière, partait chercher ce qu’il manquait en scooter tout en jouant avec les deux molosses de chiens qui faisaient partie intégrante du décor. Par chance un de leur pote qui était là parlait super bien anglais (et avait des goûts musicaux impeccables, des Doors à Edith Piaf), ce qui facilitait bien la communication ! Puis ils ont commencé à passer à la bière. On a tout d’abord gentiment refusé. Puis on s’y est mis… mais ils n’arrêtaient pas et du coup on a appris un nouveau mot turque « Chailefaire ! » (santé) que nous aussi savions « bien faire ». Une fois notre VanVan prête, le patron entrepris alors de la « tester ». Comprenez donc départ en roue avant, dérapages dans les virages et sauts sur la selle ! N’empêche qu’il était de très bons conseils. En point d’orgue, on a même eu le droit à un concert surréaliste d’Oud du patron qui était en fait aussi très bon musicien et chanteur (tout ça dans le garage). Puis on est parti manger un morceau, chacun avec son deux roues, une vraie équipée sauvage dans les rues d’Istanbul (on était vraiment les plus sages cette fois…) !! On a finit la soirée en allant boire un coup sur les hauteurs d’Istanbul avec vue sur le Bosphore chez Burak (celui qui parlait anglais). On est rentré à plus de 1h30 (ça faisait longtemps que ça nous était plus arrivé !) alors qu’on était juste parti voir un garage… Inattendu mais génial !

Autre détail technique que l’on voulait commencer à régler à Istanbul : notre visa pour l’Iran. Apparemment, on pouvait le demander à Istanbul et le récupérer à Ankara 10 jours plus tard. Le premier jour on fonce au consulat, on rend un dossier impec et le gars nous dit de revenir le 12 octobre à Ankara (enfin de ce qu’on croit comprendre)! N’étant pas sûr de cette date et dépité de devoir attendre si longtemps on décide d’y retourner le lendemain pour se faire confirmer tout ça…. Encore heureux car cette fois, on nous apprend que la « machine » ne fonctionne pas pour envoyer nos papiers en Iran et qu’il faudra donc qu’on fasse la demande à Ankara (où on devrait attendre 8 jours). Et dire que les Coréens ou les Hollandais autour de nous avaient un visa en 2 jours à Istanbul sans aucun problème !

Sinon on ne s’est pas beaucoup attardé sur les attraits touristiques de la ville qu’on avait déjà bien sillonné il y a 5 ans. On est quand même reparti voir la mosquée bleue, toujours aussi belle. On est aussi tombé par hasard sur le musée d’Art Moderne d’Istanbul, jamais mentionné dans les guides, mais pas mal du tout…

Bref, Istanbul est une ville fascinante, où se sentirait même vivre, il nous manque juste pas mal de vocabulaire turc (même si on sait déjà compter jusqu’à 5 !).
On a du coup foncé vers Ankara pour être au guichet de l’ambassade iranienne lundi matin à la première heure.

(en tout cas si certains veulent nous rejoindre vu qu’on va faire une pause en Cappadoce, il paraît qu’il y a un vol pas cher) (lien pour un petit concours pour le site MonNuage…:)

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