Poussière sur la route

Deux jours de douce vie en Cappadoce et l’envie de faire bouger notre position sur la carte devenait irrésistible. Cette fois, nous avions décidé de filer droit vers le Sud Est sans objectif d’étape. On avait besoin de se tester, voir jusqu’où on pouvait aller en une journée. Malheureusement, c’était un tout autre test qui nous attendait : celui de la poussière, de la boue, des gravillons, du nulle part et du 20 km/h de moyenne ! Nous n’avons donc pas été loin ce jour là et avons fini notre baptême de la terre en faisant du camping sauvage au milieu d’un champ de maïs.

Frustrés d’avoir mordu la poussière, nous décidions le lendemain de bouffer de l’asphalte comme des morts de faim ! Levés à 6h15, nous atteignons Mardin 11 heures plus tard et 539 km dans les roues et les fesses (au son de l’intégrale de Gainsbourg qui nous a donné du courage sur la fin). C’était un record, c’est bien, mais on espère que ce sera la dernière fois. On a testé nos limites et mis une claque à la carte de la Turquie par la même occasion, c’est bon pour le moral !

Sinon, on passe de moins en moins inaperçus sur la route : à chaque pause Chaï (le thé, qu’on paye de moins en moins d’ailleurs) ou ravitaillement d’essence on commence à faire l’animation. Il faut dire que les stations service font aussi office de lieu de socialisation, le pompiste est souvent bien entouré. Le rituel est toujours le même : savoir d’où on vient, nous offrir le thé et nous faire un discours en turc que l’on ne comprend pas… On finit donc par demander notre chemin, au moins avec les gestes, on parle la même langue !

Du coup, on a passé un vrai dimanche de repos dans la photogénique Mardin qui se donne un air de Moyen-Orient avec pierres dorées, mosquées et madrassas finement sculptées, bazars étroit et souffle chaud venant tout droit du désert syrien juste en face. Dominant la Mésopotamie (étonnamment fertile), Mardin est aussi en plein territoire kurde. On a d’ailleurs bien approfondi la question au contact de 3 voyageurs suisses très au fait de la l’histoire de ce peuple et très agréables voisins de chambrée.

Bien reposés, on est reparti vers le lac de Van (une VanVan à Van, on ne pouvait pas louper ça…) où l’on finalisera notre préparation pour l’Iran.

Carnet d’adresses
-Hébergement
Otel Basak (sur la rue principale) : seul hôtel pas cher du coin, très basique, on s’est bizarrement beaucoup amusé de la douche au sceaux d’eau (chaude)
> 20 liras/pers

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...