Dubaï

On y arrive avec des images en tête de buildings clinquants, d’îles palmiers construites sur l’eau, de malls géants et d’ouvriers indiens surexploités.
Pour nous, le choc a été tout autre : on a d’abord eu l’impression d’avoir sauté une étape et d’être arrivé en Inde plus tôt que prévu. On le savait, les Indiens sont très présents ici, autant travailleurs que touristes, et on s’est retrouvé dans « leur » quartier. Ce qui nous plaisait plutôt, on pouvait enfin manger autre chose que du kebab !
Puis on s’est lancé à la découverte de la ville en VanVan le premier soir. Autant dire qu’on s’est vite senti tout petit et pas rassurés parmi les 4×4 rutilants et autres voitures de sport. D’autant plus que la ville est en fait hyper étendue (50kms de large) et les zones de buildings pas forcément concentrées, donc les routes sont souvent énormes. On passait par contre facilement pour des livreurs de fast-foods locaux qui sont les seuls à moto et ont le même genre de boîte que nous sur le porte-bagages.
Le lendemain, nous avons eu par contre la chance de beaucoup mieux comprendre Dubai grâce à deux Français expatriés ici depuis 3 ans (rencontrés grâce au blog) ! Nous avons visité le petit centre historique, la marina, quelques malls tous plus farfelus les uns que les autres… et avons diné un fabuleux jambon-purée ! Nous avons eu aussi la visite d’un ami qui travaille au Qatar. Un festival d’instants de socialisation pour nous ! Ca fait du bien ! On a même fini une soirée dans un pub irlandais plus vrai que nature.
Il est vrai que tout est outrageusement extravagant, surtout tourné vers le divertissement : les malls dans lesquels on peut trouver patinoire, aquarium géant, parc d’attraction aquatique, piste de ski ou les tours qui sont plus des hôtels ou résidences que des bureaux (dont la plus haute du monde actuellement, dans les 800m). Et tout ça pour que le touriste s’amuse, la vie de l’homme d’affaire soit facilitée, la vie de famille simplifiée, et surtout, pour que tous les désirs, quels qu’ils soient, puissent être exaucés (avec quelques limites dictées par les lois islamiques, assez tolérantes ici malgré tout). Le tout reste assez superficiel, avec un goût bizarre de faux-semblant.
Pourtant, un métro se construit, des bus ont fait leur apparition : la voiture semble perdre un peu de son monopole ! Bref, Dubai n’est pas Las Vegas, et avec une population d’1,5 million aujourd’hui, c’est bel et bien une cité-monde (locaux, indiens, pakistanais, iraniens, philippins, syriens, occidentaux…) certainement en devenir.
Vu le nombre de grues, une chose est certaine, la ville n’a pas fini sa mutation. A voir dans 15 ans s’ils auront réussi à pérenniser ce royaume de l’incroyable.

Carnet d’adresses-Infos pratiques :
Nos deux bonnes adresses de Dubai sont… des bars ! normal après l’Iran…(merci Fred et Greg) :
- Irish Village (face à l’Emirates School, proche aéroport) : pour retrouver une ambiance pub anglophone plus vraie que nature, nous ça nous manquait pas mal ! Ils ont même une terrasse à laquelle on peut s’attabler, bref, très bonne ambiance.
- Bar Belge du Crown Plaza de Dubai Creek (jouxte l’Intercontinental) : oui, on était en manque de bière et de convivialité après l’Iran. Du coup on était servi avec ce bar qui sert comme son nom l’indique de bonnes bières belges, Duvel, Stella à la pression mais… pas (encore) de Chimay !

- Quelques infos utiles pour le transfert de la moto en avion entre Dubaï et Bombay :
La moto aura besoin d’être mis sur une palette, il faut donc un agent qui s’occupe de ça ainsi que de l’amener à l’entrepôt de la compagnie aérienne et d’autres démarches. Voilà ceux qu’on a choisi sur les conseils d’Emirates, très efficaces :
- Rainbow Cargo (à Cargo Village, proche aéroport international, terminal 3):
+971 (0)4 2829483/2868133 – rct_cv@emirates.net.ae , packing, emballage de la moto et aide aux douanes.
Coût : environ 120€ pour la palette, manutention, démarches, douanes…
Pour la compagnie on est passé par Emirates pour Bombay, a priori, les prix ne varient presque pas d’une compagnie à l’autre, c’était donc pas du luxe :
- Emirates SkyCargo : Cargo Mega Terminal,
+971 (0)4 2163392/94
skycargodxb@emirates.com
Si vous passez par Rainbow, ils s’occuperont de la relation avec Skycargo. Sinon, c’est Emirates qui nous a conseillé Rainbow.
Coût du transport de la moto Dubaï-Bombay : 350€

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