Sur le chemin de Pokhara et donc des montagnes, nous sommes tombés sur un motard Allemand (Chris), qui allait devenir notre compagnon de route et de chambre pendant une petite semaine. Après nous avoir doublé sans mot dire, piqués par notre estime de motard, nous avons décidé de le redoubler pour bien lui signifier notre présence. Nous avons finalement mangé ensemble avant de nous quitter pour nous retrouver quelques instants plus tard : l’armée (très présente au Népal à cause des assauts Maoïstes assez fréquents) bloquait momentanément la route pour faire exploser 3 anciennes bombes qui demeuraient dans le coin. Le lendemain, nous l’avons encore croisé alors que nous allions à Tansen, charmant petit village qui nous a offert nos premières vues sur l’Himalaya ; nous avons donc décidé qu’il fallait maintenant arrêter de se croiser pour continuer un petit bout de chemin ensemble.
On a donc pris la route pour Pokhara, célèbre pour ces vues sur l’Annapurna et son lac. Dès notre arrivée, nous avons été mis au jus : grève générale, plus de pétrole dans la ville (Chris venait de tomber en panne justement) ! Ok, on voulait de toute façon prendre 2-3 jours pour explorer la région à pied. Pokhara est une véritable ville « North Face » (la marque de randonnée largement copiée ici) où le randonneur est roi ! La rue principale n’ait qu’une énorme succession de 5 types d’établissements :
- des magasins pour habiller et équiper le trekker
- des librairies pour que le trekker se fournisse en bonnes cartes et bouquins pour occuper ses soirée qui commencent à 5h
- des cybers cafés pour que le trekker annonce ses exploits au monde entier
- de bons restaurants, des bars et boulangeries pour que le trekker se remette de ses 15 jours de menu uniforme : des nouilles instantanées le midi et du Dal-Bhat le soir (plat traditionnel népalais : du riz blanc et des légumes)
- des dizaines et des dizaines de guest-house pour que le trekker ait un point de chute au début et à la fin de sa randonnée.
Ne pouvant donc pas résister plus longtemps, après avoir visité ce que l’on pouvait dans la ville (notamment un très beau temple Japonais dominant le lac de Pokhara), nous sommes donc partis avec notre Allemand en « trek » vers « Panchase », un coin qui nous avait été conseillé par le gérant de notre hôtel. « Non, non, pas besoin de guide, vous demanderez la route aux gens, vous trouverez de quoi vous loger et vous nourrir sur le chemin, ce trek est moins couru que les autres, les prix sur le chemin seront moins cher, vous aurez de belles vues sur la chaîne de l’Annapurna… » Sur ce point là , il avait raison, quand le temps était dégagé, nous avons eu de très belles vues sur l’Himalaya. Par contre, dès le premier jour, nous nous sommes complètement perdus dans la jungle ! Après notre première pause, nous n’avons plus croisé personne pendant 5 heures, n’étant jamais sûrs du « chemin » que nous suivions, quand il existait et la faim commençant à se faire sentir…(on n’avait pas pris de provisions bien sûr). A ce moment là , nous avons plus au moins laissé naturellement le lead à Chris, plus âgé que nous et… Allemand ! Surtout au moment où nous nous sommes retrouvés face à un troupeau de buffles sauvages. C’est marrant mais les buffles ont l’air beaucoup moins sympas quand ils ne sont pas domestiqués. C’est marrant aussi notre aptitude à rencontrer des bêtes sauvages quand on en n’a pas envie ! (on a appris plus tard que ces buffles peuvent attaquer sur 200 mètres… ). Bref, comme on a toujours malgré tout de la chance, notre point de chute est finalement apparu comme par enchantement et nous y avons en plus passé une excellente soirée avec d’autres trekker. Le lendemain matin le ciel se découvrait pour nous donner un panorama époustouflant sur l’Himalaya au lever du soleil. Le reste du trek n’était pas aussi intéressant, sauf pour nos déconvenues culinaires et « hotelières ». On a en tous cas établi notre record de la chambre la moins chère : 1 euros à 3. Nous avons finalement préféré celle à 1,5 euros. Elle avait l’avantage d’avoir une porte.
Revenus à Pokhara, la grève avait toujours court. Pour en partir nous nous sommes donc résignés à avoir encore recours au marché noir. Nous avons donc quitté Chris qui était plus court que nous sur son budget (il faut dire qu’il a prévu un voyage de 2 ans et demi).





















Eh non ce n'est pas qu'une chanson, c'est aussi le nom que nous avons choisi pour notre projet un peu fou : Paris-Sydney sur notre glorieuse (du moins on espère qu'elle va le devenir) VanVan (une moto 125cc). Nous c'est Johanne et Nicolas, on sera donc deux sur la moto !
j’ai pas encore lu (mais regardé les images) et je voulais juste être le premier à commenter
- d’ailleurs, la photo de vous deux avec la moto (Johanne accroupie) est très belle, comme venue d’un autre temps !