La plaine du Térai au petit matin

Le poste frontière que nous avons choisi pour passer de l’Inde au Népal était d’une sérénité inespérée et d’une beauté inattendue. Cela présageait assez bien de ce que nous allions découvrir du Népal.

Déjà, lors de nos derniers kilomètres en Inde, le paysage avait commencé à changer : les maisons avaient des petits jardinets, les alentours des routes étaient plus propres, la circulation plus calme. Puis la surpopulation de l’Inde nous est rapidement apparut évidente ! Tout semblait serein au Népal !

La première chose que nous avons faite en arrivant a été de nous précipiter dans un restaurant qui servait des momos, sorte de raviolis tibétains qui nous avaient laissé un souvenir songeur depuis notre dernier passage dans l’Himalaya à Darjeeling. Puis, comme un signe prémonitoire, nous n’avons pas eu d’autre choix que le marché noir pour nous procurer de la monnaie locale. Parlant de monnaie, c’est assez incroyable mais le Népal est encore meilleur marché que l’Inde ! C’était difficilement imaginable pour nous…

Nous avons découvert le Népal par le Téraï, cette grande plaine qui le traverse d’Est en Ouest dans toute la moitié sud (la moitié nord, étant entièrement réservée à l’Himalaya). On ne partageait la route qu’avec quelques deux roues, de rares autobus et de très nombreux écoliers à pied. Le paysage était magnifique, paisible, rural.

Notre première étape dans le parc naturel de Bardiya nous a permis de mieux découvrir…des empreintes d’animaux sauvages : rhinocéros, tigres, éléphants. Le groupe nous précédent avait eu la chance de voir un troupeau de 27 éléphants sauvages, nous n’auront vu que des singes, exactement les mêmes que nous voyions toute la journée sur la route ! Bref, une fois de plus, nous avons été assez frustrés par cette promenade dans la jungle, on ne se laissera plus reprendre au jeu de la découverte de la « faune sauvage ». Si ils sont là, c’est pour qu’on les laisse tranquilles après tout !

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