Angkor Bayon

Ce pays nous a réservé bien des surprises : on y paye principalement en dollar américain, les femmes s’habillent en pyjama toute la journée, on essaie de nous escroquer comme jamais (à petite échelle), les cochons morts remplacent les passagers sur les motos et les motos les passagers dans les camionnettes…

Côte visites, on a commencé par Angkor, symbole du Cambodge à lui tout seul, et c’est mérité ! Ce site, d’une beauté rare, dégage une vraie impression de ville mythique déchue sur laquelle la nature a repris tous ses droits. Tous les phantasmes à la « Indiana Jones » ou « Tomb Raider » que nous avions jusqu’à présent se sont vus ici accomplis, voire surpassés ! (on n’a d’ailleurs pas pu résister à prendre certaines poses sur les photos). C’est immense, on s’y perd très facilement, et heureusement parce qu’on est par contre très vite lassé par des centaines de vendeurs à la sauvette et des cars de touristes chinois. On a visité le site durant 3 jours et on n’a pas tout vu, loin de là ! Bon ok, on n’a fait qu’un lever du soleil, d’ailleurs loupé car nuageux, mais tout de même !

Après ce « bain » de temples, et quelques minutes avant de prendre la route vers le Laos, on s’est rendu compte que le visa laotien n’était pas faisable à la frontière mais à Phnom Penh. On a donc mis le cap vers la capitale empruntant une route au milieu des rizières, de toute beauté (très proches en fait des images que l’on a de la guerre d’Indochine ou du Vietnam). Par contre, Phnom Penh nous a laissé assez perplexe. Rien ne semblait se dégager de cet endroit : ce n’est pas spécialement beau, pas moche non plus, pas vraiment dynamique, pas très moderne mais pas complètement traditionnel non plus… Cependant, on ne regrette pas notre passage dans cette ville, surtout après la visite d’une ancienne prison Khmer Rouge, qui nous a permis d’y voir plus clair sur la proche histoire très douloureuse de ce pays. L’image « boiteuse » que nous laissait le Cambodge jusque là s’expliquait un peu plus. Ce pays n’a pas encore eu le temps de se reconstruire et nous donne l’impression que tout repose sur la génération des moins de 25 ans… A suivre donc.

Côté route, nous avons agréablement été surpris par la qualité et la beauté des routes cambodgiennes, notamment dans la partie Ouest. En raison des nombreuses crues, elles sont construites en hauteur, on est du coup comme sur une estrade pour mieux apprécier le paysage des rizières à perte de vue. Par contre, notre porte-bagages a cassé pour la première fois sur un trou un peu trop profond, un peu trop rapide à 70km de Phnom Penh. On a hésité à continuer la route jusqu’à la capitale dans cet état vu que nos barres de soutien d’Istanbul remplissant leur rôle, le tout tenait encore. On a finalement fait ressouder ça par un fabricant de portails au village suivant avec succès…jusqu’à 500 kms plus tard où ce « pansement » recassait. Nouvelle soudure au réparateur de camions du coin cette fois, à Stung Treng, pourvu que ça dure… Ah, on a aussi été bien éraflé (enfin notre caisse solide à toutes épreuves) par la remorque d’un tuk-tuk à Phnom Penh. Il faut dire qu’on commençait un peu à trop prendre les virages comme les locaux et on s’est retrouvé l’un en face de l’autre, bref, ce n’est heureusement resté qu’un incident.

Mise à jour : toutes les photos sont maintenant en ligne.

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voyage au Cambodge

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