Un volcan en passant... à Florès

6 îles à traverser, 5 ferrys à attraper, des routes réputées difficiles, la saison des pluies et un timing serré : notre passage en Indonésie s’annonçait sportif.

Tout a commencé à Jakarta ; une ville sans cohérence, sans centre-ville, sans attractions touristiques et qui se transforme en piscine boueuse quand le ciel se déchaîne (soit, une fois par jour en ce moment). De plus, récupérer notre VanVan à l’aéroport fut un véritable parcours du combattant : les douaniers ont fait leur travail de gratte-papier avec opiniâtreté et ont réussi à nous faire perdre une journée et notre calme. Une fois sur la route, il a aussi fallu affronter les embouteillages cauchemardesques de l’agglomération tentaculaire de la capitale (plus de 5h nécessaires pour avoir l’impression de quitter enfin la ville).

Sur l’île de Java, nous avons commencé à goûter aux ingrédients qui allaient composer notre séjour indonésien : splendides paysages de rizières étagées, volcans surgissants de nulle part, montagnes verdoyantes, ciels tourmentés et mer omniprésente. C’est aussi la seule fois où l’on a pu visiter un monument historique, le temple bouddhiste impressionnant mais un brin « mastoc » de Borobudur.

La surpopulation de Java dépassée, des ferrys terriblement efficaces et des routes faciles nous ont permis de traverser Bali et Lombok d’une traite ou presque.

L’atmosphère a commencé à changer et le temps à s’allonger une fois l’île de Sumbawa atteinte. Ici, les animaux sauvages ou domestiques semblaient avoir pris le contrôle des routes avec pèle mêle singes, buffles, chèvres, lézard géants etc… Mais plus on avançait, plus on se rendait compte qu’entre la pluie et les horaires farfelues des ferrys, nous n’étions plus maître de notre temps.

La bonne surprise est quand même venue de l’état des routes. Même sur la montagneuse Florès, l’île suivante, comme presque partout dans le pays, nous n’avons que peu souffert du manque d’entretien (pourtant difficile vu les conditions météorologiques).

On a donc doublement apprécié les paysages luxuriants et escarpés de Florès et ses courbes incessantes. C’est aussi sur cette île, au dessus des nuages, que les trois lacs volcaniques de Kelimutu nous ont offert un spectacle surréaliste.
La dernière escale au Timor Indonésien nous a valu 21h de bateau digne d’un reportage de Thalassa. Puis la VanVan nous y a fait le coup de la panne ; rien de bien méchant au final, carbu encrassé et batterie morte, on s’en est tiré avec un petit remorquage local et deux heures animées dans le garage du coin.

Bref, une cuisine sans saveur, des chambres souvent crasseuses, un temps qui ne nous a pas épargné et une logistique compliquée ne nous feront pas oublier que l’Indonésie, c’est avant tout, des paysages préservés et à couper le souffle, une grande diversité culturelle, un accueil très enthousiaste et une réelle authenticité. Il faudra juste que l’on revienne dans de meilleures conditions pour l’apprécier totalement…

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