Timor Oriental

Le Timor Oriental est sans doute une des étapes les plus inattendues de notre voyage. On savait uniquement que c’était un pays très jeune (indépendant depuis 2000) et le plus pauvre d’Asie. Ca promettait !

Dès la frontière passée, on a senti un changement. Seuls les papillons en grand nombre nous accompagnaient désormais sur la route (et pourtant, la partie Indonésienne du Timor n’est pas la plus peuplée non plus…) : on a juste croisé quelques villages de huttes, plutôt déserts.

C’est à partir de Dili, la capitale, que l’on a commencé à entrevoir des signes de l’Australie toute proche et à comprendre comment le « pays » fonctionnait. La monnaie officielle est le dollar américain (les centimes, par contre, sont des « centavos »), une voiture sur deux est estampillée ONU et la plupart du business semble être tenu par des Australiens. Il faut dire qu’une fois le référendum qui allait les mener à l’indépendance voté, les Indonésiens se sont bien appliqués à tout détruire avant de partir. Et on le sent ! Dans la capitale, assez étendue mais surtout constituée de terrains vagues, on ne trouve que très peu de bâtiments de plus de 15 ans. Bref, il règne à Dili une ambiance de ville un peu Far West, même si la mise en valeur des plages toutes proches et les projets en cours commencent à lui donner un visage plus balnéaire.

On a profité du temps qu’il nous restait pour pousser un peu plus loin vers la ville dite coloniale de Baucau. La route était absolument splendide : d’un côté des collines d’un vert aussi éclatant que celui des campagnes irlandaises (c’est toujours la saison des pluies, même si on ne l’a pas vu cette fois) et de l’autre, la mer d’un magnifique bleu aux nuances surprenantes. Une petite baston générale à l’entrée d’un village nous a quand même rappelé que les tensions existent toujours dans cette île qui semble encore assez tribale. Sinon, autant dire que les restes coloniaux portugais de Baucau sont presque aussi inexistants que ceux de Dili (un marché laissé à l’abandon et une pousada reconvertie en hôtel, le seul de la région). Par contre, nous avons fini par trouver (non sans mal) une petite plage superbe avec un bungalow juste pour nous vu que la dernière venue d’un touriste datait de plus de 15 jours !

On a passé le reste du temps à organiser notre transfert, enfin, surtout celui de la moto, en Australie. Les plus compliqué est venu des douanes Australiennes, extrêmement exigeantes, qui chassent la moindre poussière qui pourrait être importée sur leur territoire et bouleverser leur « écosystème très particulier ». En cas de suspicion, la moto pourrait rester en quarantaine. Troy, un vrai Australien, bottes, tatouages et chapeau de cow boy, s’est chargé de faire un nettoyage intégral de la VanVan : enlever la selle, le réservoir, les gardes boue… et nos malheureux stickers pour que TOUT soit impeccable…

Nous attendons maintenant la VanVan de pieds fermes à Darwin et avons hâte de nous frotter à ce fameux bush Australien !

Sinon, nous sommes passés par SDV International pour le shipping.

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