
Darwin, notre porte d’entrée vers l’Australie sonnait comme une promesse : celle d’une fin de sprint, d’un changement total de paysages, de culture et d’un objectif bientôt atteint.
Première surprise : Darwin, c’est petit, surtout quand on est condamné à y rester une semaine à attendre notre VanVan qui arrivait par la voie des mers depuis le Timor. Une fois le musée local, les pubs, le wharf et les deux supermarchés visités, on a vite l’impression d’y tourner en rond surtout que l’on ne peut pas s’y baigner à cause des crocodiles d’eau salé (les plus grands du monde !) mais aussi des « méduses-boîtes » aux piqûres mortelles…
Bref, quand on a appris qu’une fois le bateau arrivé, nous avions une semaine de plus à patienter pour que la quarantaine fasse son travail, on a fait une infidélité à notre VanVan en louant … un van pour découvrir les parcs nationaux du coin.
Au parc du Kakadu, on a goûté d’un peu plus près la nature incroyable de ce pays-continent en s’émerveillant devant des wallabies pas farouches et en fuyant des insectes très envahissants. A Litchfield, on a enfin pu se baigner (sans crocodiles) au pied de chutes d’eaux rafraîchissantes et découvrir les australiens en week-end (c’est-à-dire : BBQ + glacière + bière). Surtout, on a pu commencer à sentir l’ambiance si particulière des routes de l’outback australien avec ses villages de western moderne coupés de tout (pas de réseau de téléphone, pas de radio…) où le general store est le point de ravitaillement et de socialisation unique.
De retour à Darwin, nous avons enfin pu toucher notre chère VanVan, sous les yeux de deux douanières et une inspectrice de la quarantaine qui l’a passé au peigne fin. Une fois ces délicates procédures enfin terminées, la moto ne voulait plus démarrer. Après des essais de réparations infructueux, on a donc dû la pousser (sous plus de 30° et 90% d’humidité) jusqu’au garage du coin. Le lendemain, elle remarchait (encore le carbu encrassé) mais on enfonçait la portière de notre van loué au moment de le rendre !
Bref, c’est donc avec plaisir que nous sommes partis finalement en avion vers Brisbane pour une pause familiale, avant de revenir terminer le trajet Darwin-Sydney bel et bien en VanVan dans une semaine.











































Eh non ce n'est pas qu'une chanson, c'est aussi le nom que nous avons choisi pour notre projet un peu fou : Paris-Sydney sur notre glorieuse (du moins on espère qu'elle va le devenir) VanVan (une moto 125cc). Nous c'est Johanne et Nicolas, on sera donc deux sur la moto !
Ah enfin des nouvelles ! Kakadu et ses crocodiles ! Je me rappelle bien d’une excursion en 4×4 avec un guide, indispensable pour ne pas être croqué tout cru. Intox ou pas, il nous avait montré des endroits ou des touristes s’étaient fait bouffés ou un autre qui avait attendu je ne sais plus combien d’heures pour descendre de l’arbre où il s’était perché. Il faut avouer que ces monstres sont effrayants, j’ai visité ausssi pas mal de Crocodylus Park pour les approcher de près. Certains arrivent à sauter à plus de 2 mètres de haut pour attraper à manger sur des filins tirés au dessus de leurs têtes. Je comprends aussi que votre absence était motivée par votre obligation familiale à Brisbane.
Tant mieux que le Van Van ait redémarré. Il va s’attaquer à un morceau où le refroidissement va être difficile. Réduisez la voilure si maintenant vous n’etes plus pressés. Il s’agit de bien terminer l’aventure.
Bon courage.