Baie de Sydney

Sydney était notre but géographique mais pas un but en soi. Depuis le début, le voyage avait totalement pris le dessus sur la destination finale. Nous l’avions choisie car elle nous semblait suffisamment symbolique pour en faire un objectif et suffisamment loin pour nous permettre quelques belles découvertes en chemin. Du coup, une fois arrivés sur place, on ne savait plus comment réagir. Heureux que la moto nous ait porté jusque là, déçus que l’aventure soit terminée…

Surgie au bout du fameux « Harbour Bridge » par lequel nous finissions notre périple, la beauté évidente de Sydney nous a d’abord impressionnés. Puis la traversée de la ville et de son centre agité nous donnait l’impression de revenir dans une vraie ville, enfin ! Par contre, la tentative de photo souvenir devant l’Opéra nous ramenait à la réalité australienne, rigide et non-négociable : « pas de moto sur le trottoir ! »

Poursuivant la découverte de la ville, avec amis et famille, à ferrys, à pied et toujours à moto, on en venait à la conclusion qu’il est difficile de ne pas être enchanté, au premier abord, par cette ville complètement tournée vers l’océan. A la moindre occasion, des centaines de voiliers sortent dans la baie, on y surfe autant que l’on y roule… Il y a certes un vrai centre mais tout le reste de la ville reste une succession de quartiers-villages ayant chacun leur identité et leurs charmantes maisons victoriennes. Et puis, la plage, le surf, la bière… La « culture australienne » se retrouve ici encore plus qu’ailleurs.

Pourtant, on ne restera pas plus longtemps à Sydney, et on ne tentera même pas d’y travailler malgré notre fameux « working holiday visa ». Un mix de circonstances très diverses explique notre choix. Premièrement, passé la première impression, nous n’avons pas eu le coup de cœur pour Sydney comme “ville à vivre” ni pour l’Australie dans son ensemble. Deuxièmement, on n’y travaille pas aussi facilement qu’on le dit en Europe, et surtout pas dans ses « compétences » (l’exploitation du « backpacker » est par contre un gros business). Enfin, on a décidé de continuer à suivre nos envies, même si elles nous ramènent en France.

On a, par contre, la chance de ne pas être obligé de rentrer par la voie la plus courte. La suite du programme pour nous, c’est donc un passage prolongé à Bali entre amis (on y était passé un peu vite à l’aller), un détour par la Chine (ça nous intrigue quand même d’aller voir ça, on ne pouvait pas y entrer en moto à l’aller) et un retour par le mythique Trans-Sibérien (si notre visa russe est bien accepté), avec certainement quelques arrêts sur le chemin notamment en Mongolie et Sibérie. Voilà, tout ça se fera malheureusement sans notre VanVan qui prendra le bateau pour Le Havre dans le même temps. On pense continuer à vous raconter ça sur le blog, si vous êtes toujours du voyage ?

PS : le retour par l’Amérique on y avait aussi pensé, mais on préfère avoir le temps d’en rêver avant de le tenter.

A suivre des articles sur Melbourne et sa région ainsi que sur le Centre Rouge.

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