Les connexions Australiennes nous permettent enfin de publier ce nouvel épisode. Une vidéo avec des images qui paraissent déjà loin, le Nord du Laos (où nous étions accompagnés de Marion et d’une seconde VanVan) puis notre traversée accélérée de la Thaïlande et de la Malaisie. On avait déjà eu un problème de caméra à partir de Luang Prabang dont nous n’avons malheureusement aucune images… Heureusement elle avait refonctionné à partir de la Thaïlande. Comme toujours, petit blindtest sur la musique de la vidéo (qui était notre “hymne” du matin pendant un moment).
L’Indonésie, beauté indomptable ?
6 îles à traverser, 5 ferrys à attraper, des routes réputées difficiles, la saison des pluies et un timing serré : notre passage en Indonésie s’annonçait sportif.
Tout a commencé à Jakarta ; une ville sans cohérence, sans centre-ville, sans attractions touristiques et qui se transforme en piscine boueuse quand le ciel se déchaîne (soit, une fois par jour en ce moment). De plus, récupérer notre VanVan à l’aéroport fut un véritable parcours du combattant : les douaniers ont fait leur travail de gratte-papier avec opiniâtreté et ont réussi à nous faire perdre une journée et notre calme. Une fois sur la route, il a aussi fallu affronter les embouteillages cauchemardesques de l’agglomération tentaculaire de la capitale (plus de 5h nécessaires pour avoir l’impression de quitter enfin la ville).
Sur l’île de Java, nous avons commencé à goûter aux ingrédients qui allaient composer notre séjour indonésien : splendides paysages de rizières étagées, volcans surgissants de nulle part, montagnes verdoyantes, ciels tourmentés et mer omniprésente. C’est aussi la seule fois où l’on a pu visiter un monument historique, le temple bouddhiste impressionnant mais un brin « mastoc » de Borobudur.
La surpopulation de Java dépassée, des ferrys terriblement efficaces et des routes faciles nous ont permis de traverser Bali et Lombok d’une traite ou presque.
L’atmosphère a commencé à changer et le temps à s’allonger une fois l’île de Sumbawa atteinte. Ici, les animaux sauvages ou domestiques semblaient avoir pris le contrôle des routes avec pèle mêle singes, buffles, chèvres, lézard géants etc… Mais plus on avançait, plus on se rendait compte qu’entre la pluie et les horaires farfelues des ferrys, nous n’étions plus maître de notre temps.
La bonne surprise est quand même venue de l’état des routes. Même sur la montagneuse Florès, l’île suivante, comme presque partout dans le pays, nous n’avons que peu souffert du manque d’entretien (pourtant difficile vu les conditions météorologiques).
On a donc doublement apprécié les paysages luxuriants et escarpés de Florès et ses courbes incessantes. C’est aussi sur cette île, au dessus des nuages, que les trois lacs volcaniques de Kelimutu nous ont offert un spectacle surréaliste.
La dernière escale au Timor Indonésien nous a valu 21h de bateau digne d’un reportage de Thalassa. Puis la VanVan nous y a fait le coup de la panne ; rien de bien méchant au final, carbu encrassé et batterie morte, on s’en est tiré avec un petit remorquage local et deux heures animées dans le garage du coin.
Bref, une cuisine sans saveur, des chambres souvent crasseuses, un temps qui ne nous a pas épargné et une logistique compliquée ne nous feront pas oublier que l’Indonésie, c’est avant tout, des paysages préservés et à couper le souffle, une grande diversité culturelle, un accueil très enthousiaste et une réelle authenticité. Il faudra juste que l’on revienne dans de meilleures conditions pour l’apprécier totalement…
Pendant ce temps là à Kuala Lumpur, Jakarta et Bali
Trois petits séquences très différent des derniers endroits traversés. Depuis Bali, notre appareil photo-caméra ne répond malheureusement plus, il y aura donc un trou dans notre “couverture” du voyage.
Kuala Lumpur pour commencer, une température extérieure étouffante, une humidité qui donne l’impression qu’il pleut sans voir la pluie et… les locaux font leur jogging devant les fameuses tours Petronas (qu’on devine au fond sur la vidéo).
Jakarta, une ville inhumaine sans dessus-dessous et sans grand intérêt (touristique) malheureusement. On adore normalement les villes, mais là on n’a pas compris. Ca a par contre été l’occasion de nous familiariser avec les premières pluies équatoriales…
De Bali, on n’a pas pris le temps de voir grand chose, mais c’est bien là qu’on a eu une des plus belles rizière de notre voyage. Au détour d’un chemin, pour notre pause sacrée du petit déjeuner sur la route, on a goûté au calme de ce paysage unique.
Quizz Malaisie-Indonésie
Après un premier quizz qui a semblé vous plaire, on renouvelle l’expérience, avec les derniers pays traversés, la Malaisie et l’Indonésie (en cours). Enjoy.
La Malaisie, un petit tour et puis s’en va
Notre passage en Malaisie a été assez expéditif. Nous avons surtout vu 3 villes (Georgetown, Kuala Lumpur et Melaka), des autoroutes à l’européenne et des champs de palmiers à perte de vue (la Malaisie est le premier producteur d’huile de palme). Plus le temps ni pour les îles paradisiaques ni pour les expéditions dans la jungle.
On retiendra tout de même une très grande mixité : pas une ville sans son Chinatown, son « Little India », son quartier colonial (surtout Britanniques mais aussi Portugais ou Hollandais de temps en temps) et son inévitable mall flambant neuf. Ce « melting pot » se retrouve notamment dans la cuisine où on mange souvent des plats d’inspiration indienne avec quelques éléments chinois et vice-versa ! Du coup, difficile de cerner une véritable « identité nationale » Malaisienne.
Le symbole du pays, les tours jumelles Petronas méritent bien leur notoriété, surtout de nuit quand elles se détachent finement du ciel de Kuala Lumpur. On a d’ailleurs eu l’impression de tourner un peu trop autour pour accomplir les procédures de la toute proche ambassade d’Australie en vue de l’obtention de notre « working holiday visa ».
Melaka est la ville historique du pays, tout le monde ou presque a cherché à y laisser son empreinte : les Portugais, les Hollandais puis les Britanniques l’ont colonisé tour à tour. Cependant, le plus intéressant est finalement le quartier chinois où les immigrés, riches marchands, ont construit des bâtiments mêlant toutes ces influences dans un style assez exubérant qualifié de « Baroque Chinois ».
Quand à l’atmosphère portuaire de Georgetown (ou Penang), elle nous avait beaucoup séduit lors de notre première étape. Nous l’avons beaucoup moins aimé lorsque nous avons appris, une fois arrivé tout au sud du pays, que nous devions y retourner pour pouvoir transporter la moto en bateau vers l’Indonésie. Notre plan initial était de passer par Singapour mais les ferries vers l’Indonésie n’acceptaient que des passagers.
Déjà pas en avance sur notre planning, en remontant vers le Nord, on a tenté notre chance au « kargo complex » de l’aéroport de Kuala Lumpur. Et là, quelle n’a pas été notre surprise quand en 4 heures, notre moto était prête à embarquer telle quelle pour Jakarta (pas d’agent, pas de caisse, pas de palette cette fois-ci !). De notre côté, on passait notre dernière nuit en Malaisie au sympathique KLCC, le terminal low cost de l’aéroport de Kuala Lumpur avant de rejoindre l’Indonésie.
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Eh non ce n'est pas qu'une chanson, c'est aussi le nom que nous avons choisi pour notre projet un peu fou : Paris-Sydney sur notre glorieuse (du moins on espère qu'elle va le devenir) VanVan (une moto 125cc). Nous c'est Johanne et Nicolas, on sera donc deux sur la moto !