Certains d’entre vous nous ont suggéré de vous faire partager plus notre quotidien, de parler devant la caméra et on s’est aussi dit qu’il pourrait être sympa de vous faire écouter quelques musiques locales par la même occasion. Du coup on a mixé tout ça et ça donne les vidéos « testé pour vous ». Le principe est simple, on essaiera différentes expériences plus ou moins locales au fur et à mesure du voyage et on vous les fait partager en vous donnant notre point de vue. Voilà donc les deux premiers épisodes, « Prendre un rickshaw à Bombay » et « Manger à l’indienne ».
On est en plus fier de vous annoncer que cette rubrique est sponsorisée par MonNuage.fr, qui vous permettra de trouver un vol pas cher pour vos prochaines vacances !
Autant être francs : on a adoré Bangkok ! Il y a un peu de New-York dans cette ville, un soupçon de Venise, une bonne dose de Dubaï, une touche de Londres et on imagine, car on ne connaît pas encore, du Shanghai et du Tokyo aussi… On trouve de TOUT à Bangkok. Des quartiers traditionnels (au-dessus desquels dépassent des buildings clinquants), du kitsch royal, de magnifiques temples bouddhistes (certes, parfois surchargés), de l’art contemporain, des festivals à gogo, des centaines de marchés animés où l’on mange pour rien, de grands restos, des paysages de science fiction à la Blade Runner, des taxis roses, des taxis oranges, des taxis verts et jaunes, des concerts de rues, des malls dignes des Emirats Arabes, des milliers de vendeurs de rues… Les gens sont adorables, ultra-souriants, prévenants, la ville n’est pas agressive (contrairement à ce que je me souvenais de mon premier passage il y a une bonne dizaine d’année). Bref, un beau cocktail qui fonctionne merveilleusement bien.
Bangkok est définitivement une ville facile, où il ne semble pas y avoir de contraintes que ce soit sur le plan vestimentaire, religieux, culinaire, sexuel… Ce qui engendre aussi forcément des dérives. On ne parlera pas du nombre incalculable de couple hooligan-jeune Thaïe que l’on a pût croiser… En tous cas, on n’a pas manqué notre passage à Carrefour qui nous a valu un apéro baguette-St Félicien-bière locale (on n’était pas en manque au point de nous acheter une bonne bouteille bien de chez nous) au 28ème étage d’une des nombreuses résidences du quartier (merci beaucoup à Hélène pour nous avoir accueillis !). Chacun son vice !
On ne s’est pas ennuyé une seule seconde dans cette ville où tout semble accessible. On peut passer un temps fou rien qu’en regardant passer les bateaux sur le fleuve, en observant le flot de touristes dans leurs lieux de prédilection (notamment dans le rue Khao San, outrageusement tournée vers les visiteurs), en se perdant dans un marché, en s’étourdissant du flot des véhicules depuis une passerelle dans le « quartier moderne ».
Et pourtant… (forcément, il fallait que ce «pourtant » arrive) on se demande si toute cette facilité n’est pas lassante. N’est-ce pas trop facile ? Pourquoi vouloir se compliquer la vie nous direz-vous ? Parce que nous savons tous que les choses n’ont pas la même valeur quand on a lutté pour les avoir. A chacun de savoir doser sa part de masochisme en somme !
On avait prévu de faire quelques réparations sur notre Vanvan à Bangkok. L’amortisseur arrière était notre priorité vu que le pneu avait commencé à trouer le garde-boue. La chaîne bien sûr depuis l’épisode de Kathmandu devait être changée, mais on savait qu’on devait changer tout le kit depuis un moment.
Arrivés à Bangkok pourtant, on appréhendait le passage chez le garagiste vu que 90% des deux-roues en circulation sont des petits scooters à grandes roues.
Pourtant, après un passage de 24 heures chez un garagiste des plus efficaces (conseillé par un expat féru de moto), nous avons retrouvé, une VanVan sauterelle, une VanVan mettant en avant son pneu arrière de façon indécente, une VanVan qui nous donnait un nouveau point de vue sur la route. Il faut dire qu’on lui avait demandé un amortisseur arrière un peu plus grand, il a donc exhaussé nos vœux…
Bref, après la surprise est venue l’heure des essais : tout semble marcher, on se sent juste plus haut et on glisse un peu sur la selle (surtout avec la chaleur actuelle). L’équilibre est peut-être aussi un peu moins bon mais les bosses ne nous font désormais plus peur… Reste à régler le problème de la béquille qui nous fait dangereusement pencher la VanVan à l’arrêt. En tous cas, les Thaïs adorent et ne manquent pas de nous féliciter pour notre monture.
En partant de Pokhara, nous en avons profité pour nous arrêter à Bandipur, petit village très mignon, et à Gorkha, uniquement intéressante pour son temple haut perché, avant de rejoindre la légendaire Kathmandu.
On était extrêmement sceptique sur cette ville, qui était un passage obligé pour expédier notre moto vers Bangkok, tant on nous avait donné l’image d’une ville embouteillée, polluée, chaotique. Notre priorité a donc été d’organiser le transfert, ce qui a été relativement facile car nous avons fait appel à une agence vraiment rodée en la matière (tous les motards que nous avons croisés qui faisaient plus ou moins le même trajet que nous avaient le même plan pour ce transfert obligatoire… Eagles Eyes Export pour ceux que ça intéresserait). Puis, nous avons vite compris que Kathmandu ne se résume pas à son quartier grotesque de Thamel, certes très pratique pour trouver où se loger mais dans lequel on se sent vite ghettoïsé. Kathmandu est une vraie ville à l’agitation intense, avec des temples à tous les coins de rues, des cours d’immeubles souvent agrémentées de Stupa (lieu de culte bouddhiste) et dans lesquelles on passerait des heures à regarder la vie s’écouler… quand il y a de la vie ! Parce qu’après nos déboires pour trouver de l’essence due à une grève, nous avons eu droit à une grève générale. Alors là, ça ne rigole pas du tout, TOUT est fermé… On a vu quelques cortèges qui obligeaient les seuls commerces à moitiés ouverts à baisser leur rideau… Du coup, cette journée a été parfaite pour découvrir la ville à pied, sans aucun véhicule pour klaxonner toutes les 2 secondes (on a atteint à Kathmandu le record d’agressivité sonore sur la route…), aller visiter le temple des singes (plutôt galeuses les bêtes d’ailleurs) et les monastères tibétains alentours. On y a découvert le « tourisme-bouddha » : c’est incroyable le nombre d’occidentaux qui viennent dans les monastères pendant quelques jours ou quelques semaines pour exercer leur foi !
Bref, on a trouvé Kathmandu finalement très attachante. La ville a d’ailleurs tenté de nous retenir jusqu’au bout, c’est du moins ce qu’on s’est dit quand notre chaîne a cassé alors que nous amenions la VanVan à l’aéroport. Enfin, un « garage » se trouvait à 2 minutes et le maillon faible était remplacé 5 minutes plus tard. On a accueilli cet évènement presqu’avec soulagement, on l’aurait tellement moins imaginé dans la montée de Kathmandu…
Un menu assez typique de ce que l’on a pu connaître au Népal, en amélioré parce que nous étions entre les deux plus grandes villes, Pokhara et Kathmandu.
Le petit déjeuner : assez copieux cette fois ! Nous avons partagé un pain tibétain (sorte de beignet tout chaud), des œufs brouillés, un lassi à la banane et un un bon combo muesli-fruits-yogourt.
La midi, sur la route, au bord d’une rivière. Un plat de noodles sautés (LE grand classico d’ici, une valeur sûre) avec un « sandwich-pour-changer ». Heureusement qu’on partage, sinon celui qui a fait l’erreur de prendre le sandwich se serait mordu les doigts !
Le soir, un bon resto tibétain à Kathmandu ! Une soupe au buffle-momo avec 2 momo natures (à tremper dan la soupe) ainsi qu’une assiette de momo assez originale : paneer, épinard. Excellent ! Pour accompagner ça, une bière Everest (une classique ici) et une bière tibétaine, une thomba. Elle demande toute une préparation : il faut ajouter de l’eau chaude sur du millet et attendre un peu que le mélange fermente. On voulait retenter le coup mais en fait, c’est uniquement bon quand on est bloqué dans les montagnes, qu’il fait froid et qu’il n’y a rien d’autre !